Une bague en or exceptionnelle, datée du haut moyen-âge, découverte sous le château royal de Wawel en Pologne !

Bague en or trouvée au château royal du Wawel à Cracovie lors de fouilles archéologiques (photo : Jerzy Trzebiński du département d’archéologie du château royal du Wawel)

Une bague en or médiévale richement décorée, datant probablement du XIe ou du XIIe siècle, a été découverte sous le château de Wawel, l’ancien siège des rois de Pologne dans la ville de Cracovie.

Cet anneau est unique en son genre au regard de l’histoire polonaise, il n’a en effet aucun équivalent connu.

La bague est décorée de deux visages opposés, ce qui la rend extrêmement inhabituelle. Seules quelques bagues en or du début du Moyen Âge ont été trouvées en Pologne et elles sont dépourvues d’ornementation, ou alors elles présentent des motifs géométriques simples.

Bague en or trouvée au château royal du Wawel à Cracovie lors de fouilles archéologiques (photo : Jerzy Trzebiński du département d’archéologie du château royal du Wawel)

Cela rend donc cette trouvaille tout particulièrement « unique », déclare Jerzy Trzebiński du département d’archéologie du musée du château de Wawel. « Cette bague du début du Moyen-âge est le seul exemple en Pologne sur lequel des figurations humaines (ou figuratives en général) sont représentées »

Jerzy Trzebiński note également que l’objet ne contient aucune référence au christianisme (qui avait commencé à s’implanter en Pologne à partir du Xe siècle, avec la conversion officielle au christianisme en 966 de Mieszko Ier, premier souverain attesté de la dynastie royale Piast) et suggère que les deux visages pourraient représenter Janus, le dieu romain à deux visages.

Bague en or trouvée au château royal du Wawel à Cracovie lors de fouilles archéologiques (photo : Jerzy Trzebiński du département d’archéologie du château royal du Wawel)

Sur cette dernière affirmation, nous émettons de notre côté une petite hypothèse : le double visage pourrait également faire référence à l’ancien paganisme slave, les dieux à multiples faces y étant nombreux et sourcés (Svantovit et Péroun, par exemples pour les citer).

D’autre part, étant donné que la forme de l’anneau est typique de cette période en Pologne, Jerzy Trzebiński pense qu’il s’agissait probablement d’un produit local et qu’il aurait pu appartenir à un membre de l’élite princière des Piast, la première dynastie dirigeante de la Pologne depuis la création de l’État au Xe siècle, jusqu’au XIVe siècle.

L’objet a été découvert lors de recherches archéologiques dans le sous-sol de la tour dite « danoise » (Wieża Duńska), l’une des quatre tours résidentielles du château royal.

L’anneau a été mis à jour dans les vestiges d’une ancienne structure en pierre, probablement un rempart défensif.

L’histoire du château de Wawel remonte au XIe siècle, mais bien avant cette date, la colline sur laquelle il se trouvait était un siège important du pouvoir.

On attend avec impatience une étude approfondie de ce magnifique et exceptionnel anneau !

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Sources : https://www.facebook.com/ZamekKrolewskinaWawelu/

https://notesfrompoland.com/…/unique-medieval-gold…

L’anneau runique de Kingmoor

Anneau anglo-saxon de Kingmoor, 8è-10è siècle, British Museum (image : © The Trustees of the British Museum)

L’anneau de Kingmoor (« Kingmoor Ring », également « Greymoor Hill Ring »), tout en or, est une pièce d’orfèvrerie exceptionnelle du haut moyen-âge anglo-saxon.

D’un diamètre d’env. 27 mm, il a été découvert en juin 1817 à Greymoor Hill, Kingmoor, près de Carlisle. Il est exposé au British Museum à Londres (n° inventaire : OA.10262).

Il est daté du 8ème au 10ème siècle.

L’inscription (« extérieure ») se lit comme suit :

᛭ ᚨᚱᛦᚱᛁᚢᚠᛚᛏᛦᚱᛁᚢᚱᛁᚦᚩᚾᚷᛚᚨᚴᛏᚨᛈᚩᚾ

« ærkriufltkriuriþonglæstæpon »

L’inscription « intérieure » :

ᛏᚨᚿ

« tol »

Anneau anglo-saxon de Kingmoor, 8è-10è siècle, British Museum (image : © The Trustees of the British Museum)

L’anneau est gravé au total de 30 signes. Il s’agit de runes anglo-saxonnes qui servaient à écrire le vieil anglais.

Selon plusieurs chercheurs, cet anneau serait une amulette avec un rôle de protection ou de guérison. En effet, une partie de l’inscription, le mot  » ærkriu », se rapprocherait d’un charme figurant dans un manuscrit servant à stopper les saignements/hémorragies (manuscrit médical anglo-saxon du 9è siècle connu sous le nom de Bald’s Leechbook pour être précis). À ce jour, la phrase ne possède pas de « logique », elle demeure donc quelque peu mystérieuse.

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Sources : https://www.academia.edu/…/Perry_Mesney_2017_Anglo…

Anglo Saxon England, vol 27 by Michael Lapidge, Malcolm Golden and Simon Keynes (2007), p292.

Un mur découvert sous les vagues au large de la côte baltique pourrait être la plus ancienne mégastructure connue construite en Europe !

Évocation artistique d’un groupe de chasseurs-cueilleurs du Mésolithique en train de chasser. (crédit non connu)

Le mur (voir photo ⬇️), qui s’étend sur près d’un kilomètre le long du fond marin de la baie de Mecklembourg (Allemagne), a été repéré, accidentellement, par des scientifiques travaillant avec un sonar.

Le mur, qui a été construit à l’aide de pierres pour relier les gros rochers entre eux, pourrait avoir été utilisé pour la chasse, ont indiqué les chercheurs. Photographie : Philipp Hoy, Rostock University.

Une inspection approfondie de la structure, appelée « Blinkerwall », a révélé environ 1 400 pierres qui semblent avoir été positionnées pour relier près de 300 rochers, dont beaucoup apparaissent trop lourds pour que des individus puissent les déplacer.

Le mur submergé, décrit comme une « découverte passionnante », est aujourd’hui recouvert par 21 mètres d’eau.

Les chercheurs pensent qu’il a été construit par des chasseurs-cueilleurs, sur la terre ferme, proche d’un lac ou d’un marais, il y a plus de 10 000 ans.

En effet, « il n’y a aucune raison ni aucune preuve qu’une structure récente ait été construite sous l’eau sur ce site », déclare Marcel Bradtmöller, archéologue à l’Université de Rostock, en Allemagne, membre de l’équipe ayant fait la découverte.

Le mur aurait été construit alors que cette zone était une terre ferme, ce qui signifie qu’il doit avoir entre 8 500 et 14 000 ans, explique Bradtmöller.

Avant cela, la zone était recouverte d’une calotte glaciaire qui aurait détruit toute structure en pierre, tandis que, plus tard, la montée du niveau de la mer a submergé la zone.

Bien que l’utilité du mur soit difficile à prouver, les scientifiques pensent qu’il servait de voie de circulation pour les individus préhistoriques chassant les troupeaux de rennes.

C’est ce qu’un modèle 3D (voir photo ⬇️) réalisé par les chercheurs (géologues, géophysiciens et archéologues) tente de démontrer.

Reconstitution graphique du mur de pierre Blinkerwall comme structure de chasse dans un paysage glaciaire / Crédit : Michael Grabowski.

En effet, « lorsque vous poursuivez les animaux, ils suivent ces structures, ils n’essaient pas de sauter par-dessus », a déclaré Jacob Geersen de l’Institut Leibniz pour la recherche sur la mer Baltique à Warnemünde. « L’idée pourrait avoir été de créer un goulot d’étranglement artificiel avec un deuxième mur ou avec la rive du lac », a-t-il ajouté.

Un deuxième mur qui longeait le Blinkerwall pourrait être enfoui dans les sédiments du fond marin, écrivent les chercheurs dans les Actes de l’Académie nationale des sciences.

D’autre part, le mur a peut-être forcé les animaux à pénétrer dans le lac voisin, les ralentissant, en faisant ainsi des proies faciles pour les individus qui les attendaient dans des canoës, armés de lances ou d’arcs et de flèches.

« Cela place le « Blinkerwall » à la portée des plus anciens exemples connus d’architecture de chasse au monde et en fait potentiellement la plus ancienne mégastructure artificielle d’Europe », ont déclaré les chercheurs.

Les chercheurs souhaitent désormais explorer le site dans le but de faire une reconstitution de l’environnement préhistorique, en recherchant des ossements d’animaux et des artefacts, tels que des projectiles utilisés pour la chasse, lesquels pourraient être enfouis dans les sédiments autour du mur.

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Sources : https://www.pnas.org/doi/full/10.1073/pnas.2312008121?s=09 (article scientifique publié par l’équipe des chercheurs)

https://www.theguardian.com/…/stone-age-wall-found-at…

https://www.lrt.lt/…/researchers-discover-ice-age-wall…

https://www.newscientist.com/…/2416773-submerged-wall…

Un « flacon » en os renfermant un hallucinogène puissant daté de 2000 ans !

« Flacon » en os conteant des graines de jusquiame noire découvert sur le site de Houten-Castellum (Pays-Bas), daté du 1er siècle (photo : Laboratoire BIAX Consult).

Des chercheurs ont découvert dans un os daté de l’antiquité romaine, des graines de jusquiame noire.

La jusquiame noire (Hyoscyamus niger, voir photo ⬇️) est une espèce végétale extrêmement toxique qui peut également être utilisée comme médicament ou psychoactif.

Fleur de Jusquiame noire (Hyoscyamus niger, Solanacées) (photo wikimedia commons par H. Zell – CC BY-SA 3.0)

Dans un article publié il y a quelques jours dans la revue Antiquity, des chercheurs rapportent avoir découvert une cache de jusquiame noire (datée du 1er siècle de notre ère, période romaine) dans un os de chèvre ou de mouton provenant des Pays-Bas. Les utilisations médicales de la plante étaient bien décrites dans des textes romains, mais cette découverte démontre que ses pouvoirs étaient connus jusqu’aux aux confins de l’empire romain.

Les archéologues ont failli rater cette découverte unique. En triant et en mesurant plus de 86 000 ossements d’animaux trouvés dans une ferme vieille de 2 000 ans (site de Houten-Castellum) près de l’actuelle ville néerlandaise d’Utrecht, l’archéozoologue Maaike Groot de l’Université libre de Berlin n’avait, de prime abord, pas remarqué qu’un de ces os était scellé et se terminait par un petit bouchon en goudron de bouleau. Lors du nettoyage des os dans le laboratoire, des centaines de minuscules points noirs se sont répandus. Ils ont été identifiés comme étant des graines de jusquiame noire.

A) Le cylindre ou « flacon » osseux avec son bouchon (reproduit de Groot & Van Haasteren Reference Groot, Van Haasteren, Van Renswoude et Habermehl 2017: Fig. 14.14b) ; B) Graines de jusquiame noire (Photos par Laboratoire Biax Consult).

Cet os-récipient scellé, du diamètre d’un petit doigt, rempli uniquement de graines de jusquiame, serait la preuve que les personnes présentes sur le site collectaient, utilisaient et cultivaient probablement la plante. « Les plantes poussent naturellement et déposent des graines à proximité des colonies », explique Groot.

Les auteurs de la Rome antique connaissaient bien cette plante. Pline l’Ancien, Plutarque et d’autres ont écrit sur la jusquiame noire, ainsi que sur ses parents étroitement apparentés mais moins puissants, la jusquiame blanche et jaune. Ces plantes – sous forme de pommades, de potions ou de fumigations – étaient prescrites pour tout, depuis les maux d’oreilles et de dents jusqu’aux « douleurs de l’utérus ». Les anciens érudits ont également mis en garde contre une consommation excessive en raison du potentiel d’effets hallucinogènes ; Pline a d’ailleurs conseillé aux médecins de l’éviter complètement (Naturalis Historia 25.17).

L’os et son contenu ont été retrouvés dans une fosse contenant plusieurs pots intacts, un panier ou un piège à poisson tissé à partir de branches de noisetier et une partie du squelette d’un cheval. Groot dit que les artefacts à proximité suggèrent une sorte de dépôt ou de rituel intentionnel. Parce que l’os n’a pas été brûlé, les chercheurs ont exclu la possibilité qu’il s’agissait d’une « pipe » pour fumer les graines.

Cette découverte de plante médicinale « stockée », sur le site près d’Utrecht, qui était à l’époque une petite ferme à des milliers de kilomètres de l’Italie romaine et de ses bibliothèques ou centres d’apprentissage, met en lumière l’ampleur de la diffusion des connaissances médicales dans l’Antiquité. « Nous sommes ici, aux confins de l’empire, et la population locale connaît également ces espèces végétales », explique Groot.

Peut-être aussi que l’utilisation de la jusquiame noire dans cette région remonte bien avant l’arrivée des Romains ? En effet, des macrofossiles de jusquiame noire se trouvent dans de nombreux sites archéologiques du nord-ouest de l’Europe à partir du Néolithique. C’est donc une question que nous posons et qui mériterait d’être étudiée !

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Sources : https://www.cambridge.org/…/A06E000B17E1642C878E469157D…

https://www.science.org/…/roman-era-bone-container…

Nouvelle découverte concernant l’extinction de Néandertal !

Grotte de Suba-lyuk (Hongrie) où ont été trouvé des restes de Néandertaliens atteints par la tuberculose.
(Crédits image : https://gotourist.hu/hu/locations/suba-lyuk-barlang-2186?lo
)

Des chercheurs ont analysé les restes de deux individus de Néandertal trouvés dans la grotte de Subalyuk en Hongrie et ont découvert que les deux squelettes présentaient des traces de tuberculose, ce qui pourrait avoir contribué à leur extinction ! Une découverte donc très importante quand on sait le « mystère » entourant l’extinction des Néandertaliens et toutes les théories (nombreuses) qui ont été avancées pour l’expliquer.

Dans deux études publiées dans la revue Tuberculosis en décembre 2023, une équipe internationale de chercheurs a réanalysé les restes squelettiques de deux Néandertaliens découverts dans une grotte en Hongrie en 1932 et une autre les a testés pour Mycobacterium tuberculosis, la bactérie responsable de la tuberculose.

La grotte de Subalyuk, située dans les montagnes de Bükk au nord de la Hongrie, a été utilisée à plusieurs reprises comme abri par les animaux et les humains au cours des siècles. Elle est considérée comme un site extrêmement important du Paléolithique moyen à supérieur. Les restes d’hominidés trouvés dans l’une des couches près de l’entrée provenaient d’une femme adulte et d’un enfant âgé d’environ 3 à 4 ans au moment du décès.

Le crâne de l’enfant de Néandertal découvert dans la grotte de Subalyuk en Hongrie, tel qu’il est exposé au David H. Koch Hall of Human Origins du Smithsonian Natural History Museum à Washington, D.C. (Crédit image : Ryan Somma ; Wikimedia Commons CC BY-SA 2.0 ACTE)

Les chercheurs ont longtemps supposé que les restes de Subalyuk représentaient certains des derniers Néandertaliens d’Europe centrale. La datation au carbone effectuée début 2023 a confirmé que l’enfant est mort il y a environ 33 000 à 34 000 ans, tandis que l’adulte est mort plus tôt, il y a environ 37 000 à 38 000 ans.

Déjà intéressants pour leurs dates de décès relativement récentes, alors que les Néandertaliens ont disparu à cette époque, les os des individus Subalyuk contiennent des indices supplémentaires sur leur vie – et peut-être sur leur mort.

Des preuves distinctes d’infection ont été trouvées chez les deux Néandertaliens, notamment des lésions osseuses le long de la colonne vertébrale de l’adulte et à l’intérieur du crâne de l’enfant. Ces changements du squelette appelés lésions lytiques, reflètent une perte osseuse, qui se traduit par des trous ; les trous sont ensuite comblés avec du nouvel os. Bien que des lésions lytiques puissent survenir en raison d’un certain nombre de maladies, telles que le cancer, leur localisation et leur configuration dans le corps des Néandertaliens de Subalyuk suggèrent fortement un diagnostic de tuberculose, a déclaré l’équipe dirigée par György Pálfi de l’Université de Szeged en Hongrie.

Pour tester ce diagnostic, l’équipe de recherche dirigée par Oona Lee de l’Université de Birmingham au Royaume-Uni a prélevé des échantillons d’os des deux squelettes et les a analysés pour détecter la présence d’ADN de Mycobacterium tuberculosis. Les deux étaient positifs.

De plus, une méthode appelée spoligotypage – utilisée pour identifier les séquences génétiques de la tuberculose dans un échantillon – a étayé le diagnostic de l’enfant, tandis que l’analyse des biomarqueurs lipidiques, utile pour caractériser les communautés de microbes dans un échantillon, a également suggéré que les deux Néandertaliens avait la tuberculose.

« Sur la base des observations morphologiques et de leur support biomoléculaire, nous pouvons conclure que la tuberculose était présente en Europe centrale à la fin du Pléistocène, il y a environ 36 à 39 000 ans », ont écrit Pálfi et ses collègues dans l’une des nouvelles études.

La découverte de la tuberculose chez les Néandertaliens soulève une question supplémentaire : comment ont-ils contracté cette maladie ?

Les preuves de tuberculose chez les grands animaux dans toute l’Europe ancienne, en particulier chez les bisons, suggèrent une réponse : les Néandertaliens qui chassaient et mangeaient ces animaux ont probablement contracté la tuberculose à cause d’eux.

Ainsi, la tuberculose représentait un danger « à la fois en raison de son risque direct pour la santé et en décimant les populations d’animaux proies », ont écrit Lee et ses collègues dans l’autre nouvelle étude.

De futures recherches dans ce sens pourraient fournir de nouvelles preuves des maladies qui affectaient les Néandertaliens et peut-être des raisons pour lesquelles ils ont disparu, selon l’équipe de recherche.

Lee, Pálfi et leurs collègues ont conclu que leurs résultats soutiennent « la possibilité que la tuberculose ait contribué à l’extinction de l’Homme de Néandertal » et ont suggéré que cette hypothèse « devrait être étudiée de manière approfondie ».

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Sources : https://www.livescience.com/…/1st-known-tuberculosis…

https://www.sciencedirect.com/…/abs/pii/S1472979223001178

Le projet du Lac Sacré, un site de l’âge du bronze exceptionnel en Pologne

En 2023, des fouilles dans un lac aujourd’hui asséché près de Papowo Biskupie, dans le centre-nord de la Pologne, ont permis d’identifier d’importants dépôts de bronze (pas moins de 550 « bijoux » !) et des dizaines de squelettes humains datant de 1000 à 400 avant notre ère.

Ces découvertes ont été associées au groupe culturel de Chełmno, qui fait lui-même partie de la culture de Lusace (aussi appelée lusacienne).

La culture de Lusace est associée à l’Europe du centre-nord car elle est répartie sur une partie de l’Allemagne, de la Pologne, de la Tchéquie, de la Slovaquie et de l’Ukraine. D’un point de vue chronologique, la culture de Lusace est présente dans ces régions de la fin de l’âge du bronze jusqu’au début de l’âge du fer (donc grosso modo de vers 1300 avant notre ère à 500 avant notre ère).

Pour situer, cette culture de Lusace (avec dedans le groupe de Chełmno) fait suite à la culture de Trzciniec (environ 2400 à 1300 avant notre ère) située en Europe centrale et orientale, principalement en Pologne et dans certaines parties de la Lituanie. Elle fait suite également à la culture d’Unétice (vers 2300-1600 avant notre ère) qui s’étendait peu ou prou sur les mêmes régions que la culture de Lusace.

La culture de Lusace est contemporaine de l’âge du bronze danois (1800-500 avant notre ère) laquelle est une culture plus au nord (Scandinavie), et de la culture de Hallstatt (1200-450 avant notre ère) qui est un peu plus au centre sud de l’Europe.

Voilà, on espère que c’est plus clair pour vous !

Traditionnellement, la culture de Lusace est réputée pour ses dépôts rituels de trésors métalliques dans les plans d’eau. Or, le groupe de Chełmno n’était lui, jusqu’à cette découverte exceptionnelle de 2023 à Papowo Biskupie, pas associé à cette coutume (d’où entre autre le fait que le groupe de Chełmno avait été différencié).

Cette découverte de Papowo Biskupie est donc hautement importante car elle vient bouleverser nos connaissances sur le groupe de Chełmno.

Plus de 550 objets en bronze ont été récupérés sur le site, comprenant principalement des ornements de bras et de cou et d’autres objets de genre féminin (voir photo ⬇), ainsi que des équipements pour chevaux.

Dépôt d’objets en bronze du site de Papowo Biskupie (Pologne). Photo : A. Piasecka/ Antiquity Publications Ltd

Parmi les découvertes, un collier multi tours (voir photo ⬇) composé de perles tubulaires, de plusieurs pendentifs en queue d’hirondelle et d’une perle en verre.

Proposition de reconstitution du collier trouvé à Papowo Biskupie (Pologne). Photo A. Fisz / Antiquity.

Cette dernière est fabriquée à partir de verre à faible teneur en magnésium dont la provenance peut-être de Méditerranée orientale, dans des ateliers situés aujourd’hui en Italie, en Slovénie et en Croatie, et le long de la route commerciale traversant l’est de l’Allemagne au cours de la période dite Hallstatt D (s’étendant sur la tranche 600-450 avant notre ère).

D’autres découvertes incluent une tête de lance en silex et des objets en bois de cerf, dont l’un était fixé dans une douille en fer et décoré d’incrustations de bronze et plomb. Cette découverte confirme l’hypothèse comme quoi les cervidés devaient être idéologiquement importants pour le peuple lusacien et le groupe de Chełmno.

Le site de Papowo Biskupie est également exceptionnel car il contient les restes d’au moins 33 individus humains, dont des nourrissons, des enfants, des adolescents et des adultes des deux sexes. Un lien entre les restes humains et des pratiques sacrificielles a pu être établi. Et à l’exception de quelques tessons de poterie, aucun autre objet accompagnant les ossements humains n’a été trouvé.

D’un point de vue interprétatif, le site de Papowo Biskupie pourrait refléter un passage du sacrifice humain (qui pouvait avoir lieu durant l’âge du bronze) à des offrandes sacrificielles de métal, dans un contexte de zone humide locale.

Ce changement des mentalités pourrait avoir eu lieu lors de la conversion culturelle des élites lusaciennes-Chełmno à la culture de Hallstatt (répartie un peu plus au centre-sud de l’Europe pour rappel).

En effet, dans les dépôts de Papowo Biskupie, les ornements féminins sont accompagnés d’accessoires équestres, ce qui correspondrait à un ensemble de découvertes liées à la culture de Hallstatt.

Ces découvertes archéologiques sont d’ailleurs souvent admises comme la preuve que les femmes jouaient un rôle essentiel dans la société.

Proposition de reconstitution de vêtement féminin avec ses bijoux, à partir du dépôt trouvé sur le site de Papowo Biskupie (Pologne). Photo : A. Fisz / Antiquity.

Et pour ceux qui veulent aller plus loin et qui voyagent, n’hésitez pas à aller visiter le fabuleux Muzeum Archeologiczne w Biskupinie (tout proche de Papowo Biskupie), une réserve archéologique, où traverser le temps devient une réalité bien tangible, ce site est magique. Voilà le lien ➡https://biskupin.pl/rezerwat-archeologiczny/

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Source : Gackowski J, Kowalski Ł, Lorkiewicz W et al., The Sacred Lake Project: preliminary findings from the Lusatian site of Papowo Biskupie, Poland. Antiquity. Published online 2024:1-9. doi:10.15184/aqy.2023.198 que l’on peut lire et télécharger ➡https://www.cambridge.org/…/0491CA34AAA1AC973FE78718BA5…

Les Pictes, un peuple mystérieux ?

Évocation de Pictes à des siècles différents par l’artiste Angus McBride (peintre britannique 1931-2007), dans Dr David Nicolle, « Arthur and the Anglo-Saxon Wars », Osprey Publishing, 1984.

Les Pictes, cette confédération de tribus qui habitaient l’Écosse, de l’Antiquité au Moyen-âge, ont souvent été décrits comme « mystérieux ».

Les sources historiques mentionnent les Pictes pour la première fois à la fin du 3ème siècle de notre ère. Ils résistèrent aux Romains et régnèrent sur un vaste territoire du nord de la Grande-Bretagne.

Cependant, vers les 9ème et 10ème siècles, la « culture picte » déclina et le territoire devint le royaume médiéval d’Écosse.

Les traditions médiévales, y compris celles de l’époque des Pictes eux-mêmes, avaient attribué des origines « exotiques » aux Pictes, notamment en provenance de Thrace (au nord de la mer Égée), de Scythie (Europe de l’Est) ou de Scandinavie.

Certaines traditions soutiennent, notamment à partir d’inscriptions à ce jour encore non déchiffrées associées aux Pictes, que ces tribus parlaient une langue inconnue, dérivée d’une population préceltique ou exogène.

Alors, ces fameux pictes, étaient-ils originaires de Grande-Bretagne ou ont-ils émigré depuis d’autres régions d’Europe ?

Un projet récent, dont les premiers résultats ont été publiés dans PLoS Genetics, tente de résoudre cette question en examinant les sépultures pictes afin d’en extraire les génomes et ainsi explorer les liens entre les Pictes et d’autres groupes culturels en Grande-Bretagne.

Stèle picte dite « pierre du serpent », localisée dans le village d’Aberlemno (province d’Angus en Écosse), datée du 7ème siècle. Photo By Catfish Jim and the soapdish at English Wikipedia, CC BY-SA 3.0.

Les scientifiques ont séquencé l’ADN de deux individus du centre et du nord de l’Écosse datant du 5ème au 7ème siècle de notre ère. Ils ont ensuite comparé ces génomes de haute qualité obtenus, à plus de 8 300 génomes anciens et modernes précédemment publiés.

L’analyse a révélé que les Pictes descendaient de populations locales de l’âge du fer, qui vivaient dans toute la Grande-Bretagne avant l’arrivée des « Européens » continentaux (c’est à dire les Romains, les Angles, les Saxons et plus tard les Scandinaves de l’âge viking).

De plus, les chercheurs ont découvert des similitudes génétiques entre les Pictes et les populations actuelles vivant dans l’ouest de l’Écosse, au Pays de Galles, en Irlande du Nord et en Northumbrie.

Une analyse plus approfondie de l’ADN séquencé de sept individus enterrés dans un cimetière picte a également montré que les individus ne partageaient pas d’ancêtre commun du côté de leur mère.

Cette découverte suggère que les femmes peuvent s’être mariées en dehors de leur propre groupe social et cela va à l’encontre de spéculations plus anciennes, comme celle mentionnée par le grand érudit anglais Bede Le Vénérable (dans son Histoire ecclésiastique du peuple anglais datée des environs de l’an 731, c’est-à-dire à la fin de la période des Pictes), selon laquelle les Pictes étaient matrilinéaires, autrement dit qu’ils avaient eu une société basée sur la parenté à travers la lignée maternelle.

Ainsi, ces nouvelles découvertes soutiennent les théories archéologiques actuelles selon lesquelles les Pictes descendraient des peuples britanniques de l’âge du fer.

Les recherches futures doivent fournir de nouvelles informations sur le mode de vie des Pictes, grâce aux archéologues et co-auteurs de l’étude. Cela comprendra la réévaluation et la fouille de nouveaux sites pictes, l’étude des habitudes alimentaires et de la mobilité à l’aide d’isotopes stables, ainsi que des recherches plus approfondies sur l’ADN picte.

Ce projet en cours fournira un excellent outil pour faciliter la recherche interdisciplinaire afin de relier l’archéologie, l’histoire et la génétique des populations humaines.

A suivre de près donc, pour de nouvelles découvertes sur les Pictes, l’archéologie alliée à la paléogénétique, un outil redoutable pour percer les « mystères » !

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Source : l’article intitulé « Les génomes imputés et les analyses basées sur les haplotypes des Pictes du début de l’Écosse médiévale révèlent des relations à grande échelle entre l’âge du fer, le début du Moyen Âge et les peuples modernes du Royaume-Uni », par Adeline Morez, Kate Britton, Gordon Noble, Torsten Günther, Anders Götherström, Ricardo Rodríguez-Varela, Natalija Kashuba, Rui Martiniano, Sahra Talamo, Nicholas J. Evans, Joel D. Irish, Christina Donald et Linus Girdland-Flink, paru dans PLoS Genetics.

Lien vers l’article ici ➡https://journals.plos.org/plosgenetics/article?id=10.1371/journal.pgen.1010360

Guerrier picte barbu de Bullion Stone, originaire de la région d’Angus, aujourd’hui exposée au Musée national d’Écosse à Édimbourg. Photo de Kim Traynor / Wikimedia Commons.

L’ours en ambre du mésolithique

L’ours, sculpté dans l’ambre, est une figure emblématique du mésolithique.

C’est quoi le mésolithique ?

Vers – 10 000, suite à un brusque réchauffement climatique, le paléolithique s’efface pour laisser place au mésolithique (qui lui prend fin avec le Néolithique et l’arrivée des premiers agriculteurs).
Le mésolithique voit de nouveaux comportements (notamment l’utilisation de l’arc), qui s’adaptent au nouvel environnement. Toutefois, les modes de vie demeurent ceux du paléolithique, basés sur la chasse, la cueillette et la pêche.

Même si la spiritualité des hommes du mésolithique ne peut être retrouvée à partir de l’archéologie, les découvertes révèlent une relation étroite entre l’homme et son milieu naturel.

Des ours au Danemark :

Au Danemark, plusieurs ours en ambre ont été trouvés (voir photo ⬇️). Les formes sont élégantes et d’un réalisme naturel saisissant. Les personnes qui les ont fabriqués devaient avoir une bonne connaissance de cet animal.

Figurines en ambre d’ours associées au mésolithique, trouvées au Danemark. Photo Nationalmuseet i København

On notera que ces figurines d’ours, comme beaucoup d’autres amulettes d’ambre zoomorphes de la période, ont été trouvées dans des tourbières ou sur des plages. Elles peuvent donc être difficiles à dater mais leur appartenance à la période mésolithique est largement admise par les scientifiques.

De légères rainures, probablement créées par le frottement d’une ficelle, peuvent être observées autour du cou de ces ours en ambre. Ainsi, ils auraient pu être portés comme pendentifs ou amulettes.
L’ours a toujours joué un rôle important pour les populations vivant dans l’hémisphère nord et c’est peut-être à cause de son comportement « humain » (il peut se tenir debout, est omnivore, etc.).


Le fait également qu’il hiberne pouvait lui donner un statut symbolique particulier, lié au renouveau de la nature.
Il devait être un animal imposant, majestueux et fascinant pour ces populations.

L’ours, un animal symbole puissant :

Dans de nombreuses sociétés de chasseurs-cueilleurs, une relation particulière entre les personnes et diverses espèces d’animaux, a toujours été observée. L’ours en fait partie. Chez les Amérindiens et les Sibériens, il est notamment associé aux chamanes, ces personnes qui voyagent entre le monde des vivants et celui des esprits.

L’attrait dont l’ours a fait l’objet durant la fin du paléolithique et le mésolithique a laissé de solides traces dans l’imaginaire et les mythologies (par exemple la déesse Artémis dont l’animal symbole est l’ours et son nom même signifie « ourse »), jusqu’au cœur du Moyen Âge chrétien : « En fait, à l’époque carolingienne, dans une large partie de l’Europe non méditerranéenne, l’ours apparaît encore une figure divine, un dieu ancestral dont le culte revêt des aspects variés mais demeure solidement ancré et empêche la conversion des peuples païens. Partout, ou presque, des Alpes à la Baltique, l’ours se pose en rival du Christ« , écrit l’historien Michel Pastoureau, spécialiste de l’histoire culturelle des animaux.

Mais revenons à nos ours en ambre du mésolithique, pourquoi les sculpter dans de l’ambre ?

Car c’est un matériau naturel qui possède des propriétés uniques électrostatiques, il est également translucide et sa couleur peut faire penser au soleil. Il peut donc avoir un aspect « magique ».

L’extraordinaire figurine en ambre représentant un ours, trouvée sur une plage de l’île danoise de Fanø, dans la mer du Nord, datée de -12 500 à -3 900, est exposée au Musée national du Danemark à Copenhague.

Avec ce lien du musée danois ➡️ https://samlinger.natmus.dk/do/asset/4158, vous pouvez admirer l’objet sous toutes ses formes, à 360°.

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Sources : https://en.natmus.dk/historical-knowledge/denmark/prehistoric-period-until-1050-ad/the-mesolithic-period/magical-amber-animals/what-were-the-amber-animals-used-for/

https://en.natmus.dk/historical-knowledge/denmark/prehistoric-period-until-1050-ad/the-mesolithic-period/magical-amber-animals/

https://www.inrap.fr/le-mesolithique-10205

PASTOUREAU Michel, L’ours, Histoire d’un roi déchu, Paris, Seuil, 2007.

La sublime épée de Langeid

À Langeid (vallée de Setesdalen en Norvège), en 2011, lors de travaux sur l’autoroute 9, une épée de l’ère viking, richement décorée, a été mise à jour. Elle gisait à côté d’une hache de combat et de plusieurs monnaies, dont une frappée sous le règne du roi anglais Æthelred II, datant donc de la période 978-1016.

La datation sur un charbon de bois, provenant de l’un des trous de poteaux de la tombe (dite 8), indique autour de 1030, nous sommes donc à la fin de l’ère viking.

Cette arme d’exception aurait appartenu à un individu de haut rang, ayant possiblement navigué vers les îles britanniques en compagnie du roi dane (Danois) Cnut le Grand, qui a été roi de la Norvège, du Danemark et d’Angleterre (il est le petit-fils du célèbre roi Harald dit « à la dent bleue »).

L’épée est unique, exceptionnelle, elle mesure 94 cm de long et bien que la lame (en fer) soit rouillée, la poignée est bien conservée. La garde et le pommeau sont notamment recouverts d’argent avec des détails en or. Ont également été trouvés des restes de bois et de cuir sur la lame, ceux-ci devaient appartenir au fourreau contenant l’épée.

L’épée de Langeid est décorée de grandes spirales, de diverses combinaisons de lettres et d’ornements en forme de croix (voir photo ⬇️). Les lettres sont probablement latines, mais la signification demeure une énigme.

Détail du pommeau de l’épée de Langeid, sur la partie supérieure on distingue clairement une main tenant une croix. Numéro d’inventaire C58882/3, musée d’histoire culturelle d’Oslo. Photo: Vegard Vike, Museum of Cultural History, UiO.

D’autre part, les scientifiques demeurent perplexes quant à cette épée de type « viking » au symbolisme chrétien, trouvée dans un contexte funéraire qui semble païen. Il pourrait s’agir d’une prise de guerre, et l’épée a probablement été fabriquée à l’étranger, puis ramenée en Norvège.

Également, la hache trouvée dans la même tombe est recouverte de laiton (voir photo ⬇️) et celui-ci, exposé à la lumière, peut briller comme de l’or. Un certain nombre de haches de combat similaires (avec laiton) ont été trouvées dans la Tamise à Londres.

Hache de combat de Langeid. Numéro d’inventaire C58882/4, musée d’histoire culturelle d’Oslo. Photo : Vegard Vike, Museum of Cultural History, UiO.

La datation de la hache de Langeid montre qu’elle appartient à la même période que les haches trouvées dans la Tamise. Il y eut une longue série de batailles le long de la Tamise à la fin du 10ème et au début du 11ème siècle (notamment avec les « invasions vikings » du roi dane Sven dit « à la barbe fourchue », père de Cnut).

La hache avec du laiton et la monnaie frappée sous Æthelred II suggèreraient donc une origine anglo-saxonne de cette épée. L’individu enterré a peut-être accompagné le grand roi conquérant Cnut en Angleterre !

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Sources : https://www.khm.uio.no/english/collections/objects/the-ornate-sword-from-langeid.html

https://www.khm.uio.no/english/collections/objects/the-langeid-broadaxe.html

https://www.archaeology.org/issues/198-1511/artifact/3756-artifact-norway-viking-sword

A l’ombre de l’éternité, le feu du passé éclaire notre présent…

Le dieu Janus (qui a donné son nom à janvier) est le dieu du passage, du passé et du futur, c’est pour cela qu’il est représenté avec un double visage.

Le 1er janvier, c’est donc à la fois le futur, le présent et le passé fusionnés.

Tous nos meilleurs vœux pour 2024 !

A très vite pour de nouveaux articles archéo-histos et une sélection de nouveaux romans historiques vraiment histos ! 😉

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